voila un petit article pour eviter aux visiteurs reguliers de s ennuyer lol
alors coté nouvelles pas grand chose je poursuis ma preparation hivernale avec en moyenne 4 seances course a pied et 2 seances muscu/preparation physique generale
et sinon je lis pas mal en ce moment
je viens d ailleurs de finir le livre de joe simpson :"encordé avec des ombres " et je suis tombé sur un passage qui m a frappé car j aurais tres bien pu l ecrire moi meme si j etais doué pour l ecriture.voila ce qu'il dit:
"Lorsqu on a passé deux ou trois jours dans une voie difficile, la redescente vers la vallée donne une vision etrange de la vie.En montagne , on prend des decisions a l'emporte piece- tout noirou tout blanc-, et cela altere légèrement la perception que l'on a du quotidien.Des choses qui semblaient importantes deviennent soudain insignifiantes.L'argent , les projets d avenir, la securité-toutes ces choses qui semblent fondamentales dans la vie moderne - deviennent sans interet.La haut, ce qui compte c'est d 'etre vivant et de profiter des plaisirs simples mais essentiels comme manger et boire à satiété.Il y a bien plus a atendre de la vie que ce qu'on nous apprend à en espérer.pour la premiere fois dans l'avalanche, je compris combien elle est precieuse et fragile.On peut perdre gros pour un moment d'inattention. Mais c'est ainsi qu'on apprend vraiment la valeur des choses.
Nous vivons dans une société surprotégée, un monde de progrès et de haute technologie.On nous ncourage à la prudence,à nous construire des vies sans dangers reposant sur un systeme de pensions, d assurance-vie, toutes choses qui nous mettent à l'abri de la réalité.on nous apprend à prévoir et à travailler à notre bonheur futur.On ne nous dit jamais de vivre et de ne pas rendre la monnaie.La société ne peut s'accommoder de tels principes égoïstes.Pourtant la maladie,le deuil et les accidents frappent aveuglément et nous amènent vite aà admettre que, quelsque soient nos efforts, rien dans la vie n'est jamais acquis.(...)
Je savais ce que je voulais, et c'était faire de la montagne.je voulais devenir assez bon alpiniste pour affronter les andes, le karakoram ou l'himalaya.Je voulais voyager et decouvrir d'autres peuples et d'autres cultures, gravir leurs montagnes et éprouver à nouveau cette fugitive sensation découverte dans les alpes.Je ne voulais pas d'une carrière,d'une femme, d'enfants, ou d'attachesqui annihileraient mon indépendance.Je voulais être libre pour gravir les montagnes et connaître l'expérience la plus libératrice qui soit.Tout le contraire de ce que l'on avait essayé de m'inculquer.Et le fait que ceux qui ne grimpent pas ne le comprendraient jamais, rendait la chose encore plus excitante, comme un secret partagé par un petit nombre d'initiés.
Il y a un plaisir pervers à se mettre en danger, sachant que l'expérience et l'habileté vous protègent.Se trouver entre amis, dans la lueur fantomatique de la lune au pied d'une immense paroi montagneuse et savoir qu'on parviendra sain et sauf au sommet, provoque un merveilleux sentiment de confiance en soi.Cela peut sembler absurde et irraisonné.Mais avoir le courage d'y aller, d'essayer juste pour voirsi on peut le faire, constitue ce qu'il y a de plus noble chez l'être humain."